Le maire de Saint-Denis doit se joindre à notre combat pour la dignité et les droits de tous!

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Les arrêtés municipaux mettant en demeure des familles démunies à quitter leurs habitations précaires pleuvent de toute part. A Bobigny, le préfet de la Seine-Saint-Denis a expulsé plus de 300 Roumains et Bulgares en exécution d’un arrêté du maire, pris formellement en raison de la dangerosité du site. Ceci alors même que le tribunal de grande instance avait rejeté la demande d’expulsion formée par la mairie en qualité de propriétaire du terrain.

Désormais, c’est le maire de Saint-Denis qui multiplie les arrêtés d’expulsion, toujours au prétexte de la dangerosité des sites d’après la police municipale, alors que des constats d’huissiers contredisent cette thèse et que le tribunal de grande instance a accordé, au moins pour un des deux sites, un délai de six mois aux habitants, le temps que les autorités mettent en oeuvre le dispositif d’accompagnement prévu par la circulaire du 26 août 2012 relative à l’anticipation de l’évacuation des “campements illicites”.
Après que des habitants de ces sites aient occupé pendant quelques heures la mairie de Saint-Denis lundi 27 octobre, le maire s’est engagé à recevoir demain, 4 novembre à 8 heures 30, une délégation composé par La voix des Rroms et Rromeurope.
Ces personnes doivent vivre. Pour cela, elles ont besoin d’un abri. Si l’Etat leur refuse ce droit, la ville, elle a le choix entre servir d’exécutant de la sale besogne qui consiste à jeter femmes, hommes et enfants à la rue ou s’associer au xombat de ces derniers pour faire respecter leur dignité.
Aux côtés des habitants de ces sites, nous demandons au maire de Saint-Denis de:

1. Retirer les arrêtés d’expulsion des familles occupant des lieux sans droit ni titre rue Charles Michels et rue Ambroise Croizat !

2. S’engager formellement de ne plus prendre de tels arrêtés

3. Inscrire à l’école les enfants habitant ces lieux, comme la loi l’exige

Les associations Rromeurope et La voix des Rroms ont fait le choix du combat pour la dignité et les droits de tous. Le maire de Saint-Denis a déjà prouvé qu’il peut le faire aussi. Nous attendons de lui la confirmation de cette position par une réponse positive à ces demandes légitimes et minimales.
Ci-dessous le tract que les habitants des sites concernés distribueront aux dyonisiens devant et aux alentours de la mairie en attendant l’issue de la réunion.
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