L’eau dans le kärcher de M. Sarkozy est aussi sale que ce qu’elle cherche à nettoyer

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M. Sarkozy a déclaré au Dauphiné libéré qu’il referait le discours de Grenoble si nécessaire, «mais sans parler d’une communauté en particulier ». Cette déclaration que certains qualifient aujourd’hui comme une « mea culpa timide »  n’est qu’une manœuvre électorale pathétique. Avec elle, M. Sarkozy persiste et signe dans son comportement hypocrite et même anticonstitutionnel. La voix des Rroms demande à tous le candidats de s’engager à respecter le Décalogue du Palais Bourbon (lien à la fin de cet article)

Cette déclaration est anticonstitutionnelle, parce que dans la France « une et indivisible » il est interdit de désigner des « communautés ». Certes, l’habitude a été prise ci et là d’utiliser ce terme pour les noirs, pour les musulmans, pour les gens du voyage etc., mais un président de la République qui respecte sa fonction devrait s’interdire ce terme, parce que précisément il est le garant de l’unité nationale. Mais en fait, M. Sarkozy n’a peut-être jamais réalisé qu’il était président en exercice. Ce serait pour cela qu’il s’est toujours comporté en candidat y compris cet été 2010 que les Rroms de l’Hexagone, toutes nationalités confondues, ne sont pas prêts d’oublier.

Et dans cette soi-disant « mea culpa », l’hypocrisie devient pathétique. Que s’est-il passé de nouveau dans l’esprit de M. Sarkozy pour qu’il regrette cette désignation ethnique de boucs émissaires dans sa formule « Roms et gens du voyage » ? Qu’on nous dise que s’est-il passé de plus fort que la pluie des condamnations qui pleuvaient en été 2010 de l’ONU, du Vatican, de Bruxelles, de gouvernements étrangers, d’associations….

M. Sarkozy chercherait-le vote des quelques centaines de milliers de Rroms français? Ou bien le vote de tous ceux qui ont été choqués par la « guerre » que M. Sarkozy en personne leur avait déclaré le 21 juillet 2010, avant sa confirmation à Grenoble quelques jours plus tard ? Si oui, c’est pour le moins maladroit.

Non, le discours de Grenoble n’était pas une maladresse, mais un acte d’une politique réfléchie et mise en œuvre depuis longtemps déjà. Nous n’avons pas la mémoire courte, M. Sarkozy. Nous ne sommes ni amnésiques ni imbéciles. Nous savons garder notre dignité quand on a tout perdu, alors même que souvent c’est par la faute des autres. Hélas, il semble que ce n’est pas le cas de tout le monde…

La voix des Rroms attire l’attention de tous les candidats sur le Décalogue du Palais Bourbon, déposé à l’Assemblée nationale le 8 avril 2009.

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