Condamné par l’ONU, le gouvernement persiste dans son racisme

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Alors que les Nations Unies épinglent la France pour une montée inquiétante du racisme dans le discours public, Jean-Marie Bockel persiste et signe dans cette tendance, dans une interview accordée à France Soir:

France-Soir. La gauche vous accuse de pourrir le débat en stigmatisant certains Français…

Jean-Marie Bockel. Lesquels ? Les Roms ? Mais nous aurions dû le faire depuis longtemps ! Quand je vois, dans les reportages, certaines réponses apportées par des communes socialistes, je me dis que le PS n’est toujours pas sorti de son angélisme… Cela me rappelle ce que j’ai essayé de faire il y a quinze ans à Mulhouse. Je peux témoigner que l’intégration, ça ne marche pas. Les Roms sont en permanence sous le joug de ceux qui les exploitent et qui sont de leur propre communauté. Il faut combattre ces réseaux de manière policière.

“L’intégration, ça ne marche pas” - c’est pour ce genre de message qu’Yves-Marie Laulan a été condamné pour incitation à la haine raciale dans le cadre du procès contre l’émission de France 5 “Délinquance: la route des Roms”. M. Bockel n’a pas froid aux yeux. Il tente de justifier ses propos en divisant les Rroms en deux catégories: les exploiteurs et les exploités. M. Bockel comme ses collègues du gouvernement se concentrent sur les “réseaux des exploiteurs” dont on attend toujours l’identification. Pour l’aider, La voix des Rroms suggère de faire le tour de ceux, non-Rroms, mandatés par l’Etat et/ou les collectivités locales afin de gérer des “aires d’accueil pour gens du voyage” ou bien des “villages d’insertion pour Roms”. De cette manière, M. Bockel et ses collègues pourraient voir aussi pourquoi “l’intégration ne marche pas”. Tant que nous serons traités comme de la matière première par des opérateurs économiques et comme des épouvantails par les assoiffés de pouvoir, rien n’avancera. Les vrais responsables sont ailleurs. Parmi eux, M. Bockel, qui jusqu’à preuve du contraire, n’est pas Rrom.

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